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biographie
Penélope est une artiste dont la démarche prend forme de corps et de poésie. Convaincue que l’hybridation des pratiques ravive et consolide le poids des arts, elle s’adonne à différents projets artistiques qui cultivent son intérêt pour les pratiques performatives, et affine sa recherche d’un langage corporel fougueux. Bachelière du programme de danse contemporaine de l’Université du Québec à Montréal (Prix de mérite William-Douglas) et candidate à la maîtrise (profil création), elle poursuit un cursus interdisciplinaire qui conjugue création littéraire, performance et installation.
Active sur différentes scènes artistiques au moyen d’une pluralité de collaborations, ses projets s’animent au Festival Soir, au Festival Art Souterrain, au Festival Bouge d’ici à Tangente ainsi qu’à la revue Grands Espaces. Au carrefour d’une foule de démarches, elle participe aux recherches et aux élans artistique de Alice B. Gavouyère, Maude A. Wakil, Danièle Desnoyers, Anne Thériault, Amélie Rajotte, Samuel Graveline, Jade Bruneau, Nanne Springer et plusieurs autres. En 2021, elle s’est également jointe à l’équipe de professeures du programme de danse du Cégep de Saint-Laurent. Ses mots trouvent écho à la revue l’Artichaut ou elle occupe le poste de cheffe du pupitre danse.
démarche
Issue d’une formation en mouvement, la démarche de Penélope prend forme de corps, d’artéfacts et de mots. À la lisière entre performance, danse, écrits et installation, la jeune artiste trouve écho dans les sédiments d’une pratique de mouvement singulière, le développement d’un langage physique fougueux ainsi que dans la poursuite d’un empuissancement poétique du corps.
Ses recherches évoluent autour des notions d’effort, d’épuisement, d’acharnement, de force, mais aussi de fragilité, de douceur, de lenteur et de contemplation. Étoffées d’un intérêt pour l’écoféminisme, ses créations transpirent l’urgence et valorisent le corps allégorique : comme prémisse, le vivant et la nature comme un seul parti dont l’empreinte est la même. Dans ce même ordre d’idées, ses performances sont franches, sobres et dénudées, voire désinvoltes. Éprise de la tresse urgence-contemplation-disparition, elle aborde l’idée du corps post-dramatique comme une représentation des états fugitifs.
Face au caractère fuyant de sa pratique du mouvement, elle ancre ses intentions dans le déploiement d’une recherche autour de la trace, de l’archive et de l’artéfact. Émergeant d’une relation étroite à la poésie, ses essais somatiques se densifient au moyen de différents médiums et matériaux, notamment la gravure, la photographie, l’objet, etc. Ses travaux jouent sur la tension entre effort et relâchement afin d’exacerber la transformation, voire la mutation. L’éloquence des corps agit, dans son travail, comme une invitation à la contemplation, une ouverture à un canal intime et sensible. Il s’agit d’investir la question de l’intimité, de l’ardeur, de la friction douce, à travers le caractère à la fois gigantesque et infime des paysages bouleversants.
Si la lenteur et la tension chargent ses travaux, la douceur et la transparence en font des perches sincères vers des horizons étalés.