de la désertion / par samuel graveline et penélope desjardins

Frayant un passage entre l’installation et la pratique performative, de la désertion est une proposition induite d’une poésie hybride et d’une sensibilité anxiogène. Des objets y deviennent des lieux, enveloppés de l’absence de précipitation. S’y côtoient éléments inorganiques, qualités d’opacité, verre, végétaux desséchés, corps-friches.  La temporalité y est accordéon, le corps vecteur de transformation et l’espace multiplié en un jeu d’architecture secrètes. Activés par de multiples micro performances, les lieux se creusent et se superposent; des dizaines de déserts éparpillés. 


Les artistes Penélope Desjardins (mouvement, poésie) et Samuel Graveline (art visuels, poésie) se (re)posent tantôt sur l’aridité, tantôt sur l’intimité à travers une pluralité d’artéfacts poétiques. De la désertion existe comme un glissement entre les solitudes, un acharnement patient, une tension délicate.