on ne regarde plus les étoiles / maude a. wakil, alex pouliot, samuel graveline et penelope desjardins

projet en création

Issus de milieux connexes, mais distincts, les démarches artistiques des quatre créateurs de la pièce convergent dans leurs différences. Récemment graduées en danse contemporaine, Maude et Penélope poursuivent chacune une pratique rigoureuse qui s’enracine dans de nombreuses collaborations. Investiguant une recherche autour d’états et d’endurance, les jeunes interprètes créatrices s’inscrivent dans une esthétique dépouillée, mais chargée de tension, de sensibilité et de curiosité gestuelle.

Parallèlement, Samuel et Alex, tous deux ancrés dans des pratiques de l’image, orientent leur travail sur les notions de temps et d’espace. Ayant la phénoménologie comme tangente, les deux créateurs s’adonnent à des pratiques interdisciplinaires qui s’animent également sous la tension, notamment entre le visible et l’invisible, la mémoire et l’oubli, l’éphémère et la disparition …

C’est dans les fondements de la performance, ou des qualités performatives, que le quatuor s’apprivoise et embrasse les possibilités de collaborer. Langage commun entre plusieurs disciplines artistiques (danse, théâtre, arts visuels…), la performance devient un canevas où peuvent dialoguer les différents codes et démarches du groupe.

Faisant le lien entre nos pratiques respectives, des notions de lenteur, de contemplation et d’affects semblent au coeur de notre recherche. En dehors d’une virtuosité technique (qui ne semble pas nourrir notre approche plus instinctive), l’exploration du mouvement se fait de manière intuitive à travers différentes tâches. La temporalité y est déjouée par la tension, la répétition, l’épuisement et l’exacerbation de différents paramètres de création.

Générant du mouvement autour de tâches et de contraintes, la pièce se penche également sur l’échange, la confrontation qui se retrouve à même la confrontation de nos modes de création (danse vs arts visuels, conceptuels vs lyrisme). Une étude sur la rencontre de plusieurs poésies, plusieurs notions de temporalité, supportée par un intérêt pour l’état de contemplation, qui semble nous échapper à tous, sans exception.

© capture d’écran, vidéo en résidence au Département de danse de l’Université du Québec à Montréal, 22 mars 2019